J'ai toujours aimé l'histoire et j'ai toujours été fascinée par les tsars, les empereurs il y aurait tant à dire et les historiens s'en sont chargés. Qui n'a pas été émerveillé par les magnifiques films de Sissi avec la belle Romy..... La réalité bien sûr est toute autre. J'ai pas mal de livres concernant Elisabeth Impératrice d'Autriche et Reine de Hongrie et c'est dans ceux-ci que j'ai pioché afin de consacrer une page à cette période historique que j'aime le plus.

 

Les Wittelsbach

Le Duc Maximilien et la Duchesse Ludovika (parents de Sissi)

Maximilien Joseph (1808-1888) duc en Bavière. Il épousa (1828) la princesse Ludovika de Bavière (1808-1892). 
Marie Ludovika Wilhelmine, duchesse en Bavière, née princesse de Bavière. Lui issu de la maison de Birkenfeld, elle née princesse de Bavière et fille de roi. Un mariage décidé dès l'enfance qui les laissera, l'un comme l'autre, déçu et insatisfait. Dix enfants (8 vivants) seront le fruit de cette union.

Maxmilien et Ludovika, duc et duchesse en Bavière--
C'est par soumission à son grand-père que le duc Maximilien-Joseph en Bavière renonce à sa flamme pour une bourgeoise--avec laquelle le mariage n'est évidemment pas envisageable-- et épouse, à l'automne 1828, sa cousine Ludovika, princesse de Bavière. Ce mariage, par ailleurs malheureux dès les premiers moments, ne réussira jamais à apaiser la veine vagabonde du duc et encore moins à dompter son esprit d'un idéalisme gai, franc et ne supportant aucune entrave à sa liberté. 
Rapidement, il délaissera son épouse pour des traversées outre-mer (l'Italie, l'Égypte etc.) et des aventures adultères très publiques. Il n'est guère un père présent, mais se dit poète sous ses allures de mari volage. Maîtrisant habilement la cithare, il s'accompagne de vers satiriques, composés en compagnie de ses amis bourgeois. Manifestant un souverain mépris de l'étiquette et des convenances, il écrit de mordants articles sous le pseudonyme de Phantasius. Mais grâce à sa nature fière et enjouée, Max-Joseph inculquera à ses enfants des valeurs bien particulières dans cette Cour d'Europe: un amour infini de la nature, un avide besoin de liberté et une véritable communion avec tous êtres vivants (apprenant à marcher à ses filles, il disait: "Suivez le modèle des papillons"!). De toutes les figures royales de la Bavière, il sera sans contredit, la plus populaire. 
D'une beauté admirable la petite Ludovika, fille du roi Maximilien I de Bavière, entretient une liaison amoureuse avec le futur roi du Portugal, Michel de Bragance. Mais des raisons politiques empêchant l'idylle d'aboutir en un mariage, les jeunes gens sont séparés et c'est à son cousin Max que la pauvre Ludovika verra son destin lié. Les deux époux, ne partageant pas même une sympathie mutuelle, verront se dresser continuellement leurs tempéraments drastiquement opposés: l'insouciance joyeuse de son époux voyageur ne fera jamais écho à la droiture de Ludovika, mère dévouée de huit enfants. Au sujet de son piètre mariage, elle avouera : "Quand on est mariée, on se sent tellement abandonnée !"1, pour dire, des années plus tard, que son époux n'avait commencé à être bon avec elle qu'après leur noces d'or. Ses enfants seront pour elle sa seule joie…et l'instrument de sa vengeance. 
Des neuf filles du roi Maximilien I, Ludovika fut la plus pauvrement mariée. Des reines, une archiduchesse et la voilà duchesse en Bavière, un simple membre de la branche cadette des Wittelsbach. Aux humiliations que lui cause l'infidélité son mari, s'ajoute la honte du triste parti qu'elle a dû épouser. Bien marier ses filles sera son affaire! Une impératrice, une reine, une princesse, une duchesse et une comtesse. Voici donc sa revanche sur la vie qui n'a fait d'elle qu'une duchesse en Bavière. Insatisfaite dans sa vie d'épouse, ces retrouvailles avec ses enfants seront, jusqu'à sa mort, sa plus pure félicité. À Possenhofen, elle mènera une existence calme, libre, vidée de tout protocole, en compagnie de ses nombreux chiens dont elle a la passion. Ces dernières années seront quelque peu gâchées par ses violents maux de tête et ses troubles de vision. C'est en 1892, à l'âge de 84 ans, que la bonne Ludovika terminera ses jours.

Les frères et soeurs de Sissi :

Ludwig, duc en Bavière

Ludwig-Guillaume est né le 21 juin 1831 à Munich. Premier enfant d'une famille qui promet d'être nombreuse, il est élevé au milieu de la nature, aussi librement que les autres enfants du duc Max en Bavière et affiche déjà un caractère difficile et capricieux. En sa qualité de premier fils, il est également appelé à devenir le chef de la branche cadette des Wittelsbach à la mort de son père... une position qu'il n'occupera jamais. 
Dans la vingtaine, il rencontre une jeune actrice d'une grande beauté, mais issue des milieux bourgeois, Henriette Mendel, dont il tombe éperdument amoureux et qui lui donne même un enfant: Marie-Louise, née le 24 février 1858. L'affaire s'ébruite et on crie au scandale. Quoi un duc en Bavière avec un enfant illégitime et qui souhaite en plus épouser une roturière! Mais, même les reproches de la famille ducale -- et royale-- ne parviennent à l'en dissuader et le 19 mai 1859, soit quelques mois après la naissance de sa fille, Ludwig épouse Henriette, devenue pour l'occasion baronne Wallersee. Cependant, en se faisant, le duc devra renoncer à son droit d'aînesse et à un revenu supérieur. Son frère Karl-Théodore prendra sa place à la tête des ducs en Bavière. Le duc Ludwig deviendra capitaine d'un régiment de cavalerie.
Malgré ce mariage morganatique, et peut-être même à cause de cela, sa soeur Élisabeth d'Autriche prendra la jeune baronne sous son aile et la traitera comme une soeur. Leur enfant, Marie-Louise (plus tard comtesse Larisch) deviendra même l'une des rares amies de l'impératrice. Cependant, son rôle discutable dans le double suicide de Mayerling lui attirera les foudres impériales. On lui défendra de se présenter de nouveau à la Cour. Et malgré les supplications de Marie qui cherchera en vain à s'expliquer, Élisabeth renoncera à parler à sa potineuse de nièce. Des années plus tard, pour ce venger, Marie écrira un livre intitulé My Past, dans lequel elle invente bon nombre de mensonges sur sa tante. 
Henriette Mendel décèdera le 12 novembre 1891, des suites d'une maladie. Un an après la mort de son épouse, Ludwig épousera morganatiquement une danseuse, Barbara Antonie Barth, dont il divorcera en 1913. Ludwig mourra le 6 novembre 1920 à Munich.

Hélène, princesse de Thurn und Taxis

C'est en 1834 que naquit Hélène, dite Néné, le second enfant du couple ducale en Bavière. Jeune fille destinée à un brillant avenir --rien de moins que l'empereur d'Autriche-- on s'éreinta très tôt à parfaire son éducation paysanne aux usages de la Cour viennoise. Ainsi, elle appris à "faire la conversation", se familiarisa à l'histoire de son futur empire et se vit octroyer un impressionnant trousseau. Bref, tout était en place pour son triomphe dynastique. Mais alors qu'approchait l'éminence de son succès, une erreur, une toute petite erreur, se glissa dans ce tableau jusqu'alors d'un parfait calcul. Sa mère Ludovika eut l'idée d'emmener avec elles à Ischl la vive Sissi, aux prises avec un amour malheureux. Cette bévue, bien innocente en apparence, scella le destin de Néné. C'est en jeune promise de 20 ans qu'elle dût essuyer un échec lamentable alors que François-Joseph, son quasi-fiancé, tomba sous le charme de la farouche Sissi. Ce sur quoi Néné et sa mère avaient travaillé pendant des années, Sissi lui dérobait du sourire timide de la fraîcheur de ses 15 ans. Répudiée avant même les fiançailles, Hélène voyait son avenir s'assombrir alors que le bruit de son humiliation se répandait au sein de la Cour. Mais Hélène était pourtant une jeune femme charmante, éduquée et très belle --elle avait toujours passé pour la perle des enfants de Max et Ludovika. Mais qu'à cela ne tienne, ce que François-Joseph n'avait pu apprécier chez sa promise, un autre le découvrira.
C'est en 1857, alors qu'Hélène s'était résignée à une existence de vieille fille, s'adonnant à la peinture et aux œuvres de charité, qu'un prétendant on ne peut plus charmant fit irruption dans sa vie. Maximilien, prince héréditaire de Thurn und Taxis, était l'une des figures les plus riches du pays, quoique extrait d'une lignée inférieure à celle des ducs en Bavière. Mais grâce au concours de sa sœur Sissi (maintenant impératrice), les deux jeunes gens, fort épris l'un de l'autre, firent tomber les objections du roi Maximilien II et purent se marier en août 1858. Quatre enfants scellèrent cette union, mais la malédiction des Wittelsbach réclama bientôt son dû. Maximilien, tout juste après la naissance de leur dernier enfant, Albert, mourut des suites d'un accident. C'était en 1867. Néné ne se remit jamais de cette épreuve. Elle se cloîtra dans une solitude gravement mélancolique et une piété absolue. La mort de son fils Maximilien, en 1885, acheva de détériorer son équilibre et ses dernières années furent rongées par de graves troubles nerveux. À l'aube de sa mort, elle s'entretint avec Sissi, celle qui avait inconsciemment décidé de leurs avenirs. Le ressentiment d'Hélène à son égard s'était depuis longtemps évanoui et c'est en complices qu'elles échangèrent ces derniers mots en anglais : "We two have hard puffs in our lives", murmura Élisabeth, "Yes, put we had hearts", soupira alors Néné. Elle s'éteignit à Ratisbonne dans les douceurs du mois de mai 1890.

Sissi avec sa soeur Hélène



Karl-Théodore, duc en Bavière

Le duc Karl-Théodore, dit Gackel (le petit coq) est né le 9 août 1839. Enfant, il est le seul compagnon de jeu du petit prince héritier Louis, de 6 ans son cadet et qui est destiné au trône de Bavière. Espiègle, il s'amuse avec sa soeur Sissi pour qui, toute sa vie, il restera le frère préféré.
En 1864, il épouse la princesse Sophie de Saxe qui lui donne une fille, Amélie. Veuf en 1867, il épouse en seconde noces une infante du Portugal, la princesse Marie-José de Bragance, le 29 avril 1874. Cette dernière mettra au monde plusieurs enfants dont la duchesse Élisabeth, future souveraine de Belgique.
Grand amateur d'art, de pensée libérale, il est également un ophtalmologiste renommé dont la réputation s'élargira avec les années. Il passera d'ailleurs le plus clair de sa vie à soigner les malades et à créer des hôpitaux pour les plus nécessiteux2. 
Devenu chef de la branche ducal en Bavière en 1888, à la mort de son père Maximilien3, il devient le bras droit de sa mère vieillissante. Son comportement lors du scandale familial entourant sa soeur Sophie nous éclaire à la fois sur sa personnalité et sur la mentalité victorienne. Alors que cette dernière est accusée d'adultère, il favorise son internement à la clinique du célèbre aliéniste Krafft-Ebing. Il est vrai que, vers 1886, alors que les rumeurs assuraient la folie du roi Louis II de Bavière, Karl-Théodore appuya les ministres qui décidèrent de l'interner. Cela ne manquera d'ailleurs pas d'entraîner des frictions, particulièrement avec sa soeur Élisabeth. À la mort de Louis II, pourtant son cousin et ami d'enfance, il déclarera qu'il n'y avait aucun doute de la folie de ce dernier. Avec les années, il deviendra également fort critique vis-à-vis de ses soeurs (surtout Élisabeth) qu'il jugeait fantasques et instables. Gackel décèdera le 30 novembre 1909 en Bavière.
Élisabeth épousera en effet, le 2 octobre 1900, le prince Albert de Saxe-Cobourg, qui deviendra en 1909 le roi des Belges.

Marie-Sophie, reine des Deux-Siciles

"L'héroïne de Gaète" a d'abord vue le jour sous les traits d'une jolie duchesse en Bavière prénommée Marie-Sophie le 4 octobre 1841. Sa grande beauté qui se cristallise dans ses yeux noirs empreints de douce mélancolie, et le fait que sa soeur Élisabeth soit impératrice d'Autriche, lui attire rapidement bon nombre de prétendants. La famille ducale est particulièrement fière lorsque débarquent à Munich le roi Ferdinand II des Deux-Siciles et son épouse Christine, qui cherchent à savoir si un mariage entre la jeune duchesse et leur fils aîné François, héritier du royaume des Deux-Siciles, serait possible. Trop content de voir une autre de leur fille monter sur un trône européen, le duc Max et la duchesse Ludovika acceptent avec empressement la demande de mariage...sans se préoccuper de la situation politique précaire du royaume.
À la jeune duchesse de 17 ans, de nature douce et pleine de bonne volonté, on présente un portrait du duc François de Calabre, son futur époux, en uniforme des hussards de la Garde, et sur lequel le prince semble des plus séduisant...ce qui n'est guère le cas. L'information véridique ne tarde cependant pas à paraître comme le montre une lettre de la duchesse Ludovika qui écrit : "Qu'il ne soit pas joli garçon, Marie le sait déjà". D'ailleurs, on ne paraît pas trop s'inquiéter du fait que le fiancé ne parle ni l'allemand, ni le français, et que la jeune Marie ne sait pas un traître mot d'italien!
Peu de temps avant la date fatidique, Marie séjourne 15 jours chez sa soeur Élisabeth à Vienne où les deux soeurs placotent en catimini toute la journée et où Marie récolte un grand succès. Elle est ensuite conduite à Trieste, en compagnie d'Élisabeth et de son frère Ludwig, où, dans un faste plein de lourdeur médiévale, elle épouse par procuration, le 3 février 1859, le duc François. Le yacht le Fulminante conduira la nouvelle princesse et son seul compagnon bavarois, un petit canari à bon port.

Mathilde, comtesse de Trani

Née le 30 septembre 1843 à Possenhofen, Mathilde Ludovika est rapidement surnommée Moineau en raison de sa fragile constitution. Très jolie, comme ses quatre autres soeurs, elle se trouve un prétendant en la personne de Luigi de Bourbon, comte de Trani et frère de l'époux de sa soeur Marie (devenue reine de Naples et des Deux-Siciles). Le mariage, célébré le 5 juin 1861, n'est guère un succès. Son jeune mari de 23 ans est insouciant, neurasthénique et souvent en proie à des crises nerveuses. L'effondrement du trône des Deux-Siciles en 1861 a, par ailleurs, forcé le couple royal à fuir leur royaume en révolution. Cependant, malgré leur exil, Marie et Mathilde demeurent très attachées et c'est ainsi que Mathilde, influencée par l'ex-reine de Naples, noue une liaison avec don Salvador Bermundez de Castro, l'ambassadeur espagnol qu'elle a rencontré à Rome. 
En 1867, réconciliée pour un temps avec son mari, elle donne naissance à une petite fille, Marie-Thérèse, née à Zurich le 15 janvier. Les choses s'enveniment peu à peu et le 8 juin 1886, Luigi se suicide. Certains disent qu'il s'est noyé dans un lac de Zurich, mais d'autres avancent plutôt qu'il se serait pendu dans une chambre d'hôtel et que ce serait Mathilde elle-même qui aurait découvert son corps inanimé. 
Originale et excentrique, du moins aux yeux de ses contemporains qui étiquettent toutes ses soeurs, les duchesses en Bavière, de ces qualificatifs peu sympathiques, elle choisit une vie austère et pieuse dans ses dernières années. Séjournant le plus souvent dans sa Bavière natale, elle rejoint cependant régulièrement ses soeurs Marie et Sophie à Paris. La venue de leur soeur Élisabeth rend chacune de leurs apparitions incomparables, tant leur beauté et leur charme sont réputés. 
Au tournant du XXe siècle, sa nièce Marie-Valérie, triste de voir à quel point Katharina Schratt, "l'amie" de l'empereur François-Joseph, est persécutée depuis que l'impératrice Élisabeth est décédée, tente de convaincre son père l'empereur d'épouser "tante Moineau" qui est déjà veuve depuis plusieurs années. Mais rien n'y fait. Mathilde décède le 18 juin 1925 à Munich, quelques mois à peine après le décès de sa soeur Marie.


Sophie-Charlotte, duchesse d'Alençon

Sophie-Charlotte est née en l'année 1847, la cadette des filles de Ludovika et Max. La petite duchesse, délicieuse et charmante, a tout pour plaire. Et elle plaît ! Sans plus compter, elle distribue refus sur refus à ses prétendants éconduits : l'archiduc Louis-Victor (frère de François-Joseph), un infant d'Espagne, le prince Philippe de Wurtemberg…Elle veut l'amour, elle cherche l'absolu, elle souhaite l'incomparable. Mais en attendant, elle exaspère sa mère qui ne peut comprendre tant d'indécision…qui a-t-il tant à délibérer? Mais voilà que, sous les traits d'un ancien camarade de jeu, entre en scène un mystérieux jeune homme. Louis de son prénom, Louis II, roi de Bavière, de son titre et puis, tour à tour, le roi fou, Hamlet-roi et le roi vierge, en guise de pseudonymes. Le jeune roi, monté sur le trône de Bavière en 1864, à la mort de son père Maximilien II, est à 21 ans d'une beauté unique et inouïe et séduit princesses et duchesses autant qu'il n'a d'égards pour leurs hommages et espoirs. Il refuse toute idée de fiançailles, dussent-elle servir au royaume. Du reste, Louis n'a que deux passions: Richard Wagner, le "dieu de sa vie", et Sissi, son impériale cousine à qui il adresse une abondante correspondance de billets (presque) enflammés. 
" À supposer que je puise m'entendre avec une femme, je ne saurais mieux faire que de choisir une sœur de l'admirable impératrice." Est-ce donc ainsi que la jolie Sophie-Charlotte trouve grâce à ses yeux, elle est une sœur d'Élisabeth ? Non…du moins, pas uniquement. Il y a plus, beaucoup plus. Wagner est en exil, le roi est au comble du désespoir. De toutes les Wittelsbach, seule Sophie prend le parti du grand compositeur. Louis sourit, elle le comprend ! Et voilà que, pour accompagner ce cœur pur - et de bon goût ! - Sophie se fait musicienne. Elle possède, en effet, un délicat doigté pianoteur et la voix douce d'une nymphe. Louis exulte, elle sera sa fiancée ! Le 26 janvier 1867, sans avoir consulté qui que soit, il se présente dans la maison du duc Max et demande sa main. 
"Il m'est pénible de t'envoyer ces lignes, mais je le tiens pour mon devoir, et précisément maintenant. (…) Ne me retire pas ton amitié, elle me fait tant de bien. (…) Adieu, chère Sophie. Si tu l'exiges, je ne t'écrirai plus jamais. Sois heureuse et souviens-toi de moi." (Le roi Louis II à Sophie, 10 janvier 1867)
Mais qu'est-ce ? Est-ce bien la main du roi qui a gribouillé ses lignes ? Oh, que oui! Avant même leurs fiançailles, il repousse Sophie…pour la couvrir de regards et d'attention quelques jours après cette surprenante rupture. Que c'est-il donc passé? Louis a-t-il subitement changé ? Ou est-ce Sophie? Ce sera le premier des nombreux mystères qui approchent à grands pas…

Maxmilien, duc en Bavière

Maximilien-Émanuel, dit Mapperl, est né le 7 décembre 1849. On le dit d'intelligence moyenne, mais "beau comme un dieu". Il est également le dernier né de la nombreuse famille ducale en Bavière.
Vers 1872, il tombe amoureux de la princesse Amélie de Saxe-Cobourg, mais cette dernière est déjà promise au prince Léopold de Bavière. Cependant, l'empereur François-Joseph à Vienne cherche un mari convenable pour Gisèle, sa fille aînée et, à ses yeux, le prince Léopold est tout désigné. Et comme un mariage avec la fille de l'empereur d'Autriche est un parti des plus souhaitables pour Léopold, ce dernier accepte l'offre...non sans pour autant se sentir coupable vis-à-vis d'Amélie.
Mais voilà que l'impératrice Élisabeth est mise au courant de l'intérêt que porte son plus jeune frère pour la jeune Amélie. En mai 1875, elle prend donc les chose en main. Après avoir laissé un délai respectable à la princesse pour panser son amour-propre, elle négocie personnellement le mariage. Mariage qui sera d'ailleurs bien heureux et qui donnera naissance à plusieurs enfants dont trois fils: Siegfried, Christophe et Luitpold. 
Max-Émanuel mourra le 12 juin 1893 à Feldafing, à l'âge de 43 ans.

Les Habsbourg

François-Charles (1802-1878) épouse en 1824 Sophie (1805-1872), Il renonce en 1848 à la couronne en faveur de son fils aîné François-Joseph 1er. Frédérique Sophie Dorothée Wilhelmine de Wittelsbach est née le 27 janvier 1805 à Munich. Elle a une soeur jumelle nommée Marie, mais on parle très peu d'elle dans l'histoire. Elle est la fille de Maximilien Ier Joseph roi de Bavière né en 1756, et de sa deuxième épouse la princesse Caroline de Bade né en 1776.
Elle épouse le 4 novembre 1824 à Vienne l'archiduc François-Charles d'Autriche né le 7 décembre 1802. Elle n'a jamais aimé son mari qui était au début de leur mariage très violent. Ils ont quatre enfants: 

# François-Joseph 1er (1830-1916) épouse en 1854 Elisabeth dite Sissi, sa cousine (1837-1898)  fille de Maximilien, duc en Bavière. François-Joseph est né le le 18 Août 1830. Il est le premier enfant de Sophie archiduchesse d'Autriche née princesse de Bavière et François-Charles archiduc d'Autriche.
Très vite il est éduqué pour être futur empereur, après l'abdication de son oncle Ferdinand Ier, il devient Empereur d'Autriche à l'âge de 18 ans.
Toute sa vie il s'est donné entièrement à son devoir d'Empereur. Il a même été au front. 
Ce fût un bon empereur qui malgré ses malheurs remplit autant qu'il a pu son devoir...

# Ferdinand (Maximilien) (1832-1867), épouse en 1857 Charlotte, fille de Léopold 1er, roi des Belges. Empereur du Mexique en 1864, il y est assassiné 3 ans plus tard.

# Charles-Louis (1833-1896), épouse en première noce en 1856 Marguerite, fille de Jean, roi de Saxe, 
en deuxième noce en 1862 Marie-Annonciade-Isabelle, fille de François II, roi des Deux-Siciles, 
en troisième noce en 1873 Marie-thérèse, infante de Portugal, fille de Dom Miguel. 

# Louis-Victor (1842-1919).

1er cadre l'Archiduchesse Sophie - Second cadre l'Archiduchesse Sophie et l'Archiduc François-Charles

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